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« Et si, rengorgés de nos intimités inattendues, nous saisissions ce moment clé pour faire chanceler un édifice plus fragile qu’il n’y paraît ? Pour déterminer les objectifs de cette affaire commune, il convient de politiser les dispositifs. Pour y parvenir, une seule option : les faire apparaître en pleine lumière. »
Olivier Tesquet, À la trace.

Du syndicalisme gay policier au applis de crime reporting

Le drapeau arc-en-ciel qui flotte lors des grands défilés des Prides, déclinés à fois en totbag, mugs et autre goodies, comporte tel que nous le connaissons six bandes de couleurs. Dans l’imaginaire, il vient évoquer la paix, la diversité et l’harmonie. On dit même que ce symbole de l’arc-en-ciel serait utilisé par certaines communautés Incas. Et nous concernant, il est le symbole de ce qu’on nomme aujourd’hui comme la communauté « LGBTIQ+ » depuis la fin des années 70.
C’est le militant américain Gilbert Baker qui, pour l’occasion de la Pride de San Fransisco en 78, dessina un prototype à huit bandes, chaque couleur étant chargée d’une signification propre. Le rose venait représenter la sexualité, le rouge, la vie et la guérison, l’orange, la santé et la fierté, le jaune, la lumière et le soleil, le vert, la nature, le turquoise, la magie et l’art, le bleu la sérénité et l’harmonie, tandis que le violet représentait quand à lui l’esprit. Pourtant, le drapeau que l’on connaît aujourd’hui ne compte que six bandes : après l’assassinat d’Harvey Milk, premier élu ouvertement homosexuel, des marches furent organisées pour lui rendre hommage. La Paramount Flag Company décida pour l’occasion de produire une grande quantité de ces drapeaux arc-en-ciel. Seulement voilà, la couleur du rose n’étant pas disponible industriellement à la production, elle disparut subitement pour cette simple raison technique. Dans la foulée, Baker y supprima la couleur turquoise, décidant alors d’harmoniser en nombre pair les couleurs qu’aborde le drapeau.

Au début des années 2000 en France, des policiers et policières homosexuels et lesbiennes décidèrent de créer une association dont l’objectif est de militer contre, initialement, toutes formes d’homophobie, de sérophobie, puis plus tard de transphobie, au sein du ministère de l’Intérieur, champ élargi depuis au ministère de la justice. Une association de policiers, à l’image notamment de ce qui se fait à la même période à la SNCF avec la forme associatif de « Gare ! », l’association des « gays et lesbiennes du rail », ou encore au sein du groupe audiovisuel Canal + avec l’association « Cgay ». Savant mélange entre l’abréviation du terme policier « flagrant délit » et du terme anglais désignant le drapeau en référence au rainbow flag, le « Flag ! » voit le jour peu avant la chute des tours jumelles américaines, le 9 septembre 2001.Si cette association peut se définir dans sa ligne politique comme marquée d’une tendance homonationaliste [1] et homonormative [2], elle vient principalement s’inscrire en tant qu’incarnation policière de l’inclusion LGBTIQ+ au sein même des institutions de la république française.
À Lille, le FLAG ! a déjà une histoire. Philippe Patisson, un membre des renseignements généraux lillois, adhérent du FLAG, ami de Papineau et de Claude Hermant [3] ; venait – en service s’il vous plaît ! – aux Prides vêtu de sa plus belle casquette rose. Dans d’autres villes, telles que dans la capitale, les cortèges du FLAG se sont notamment illustrés à plusieurs reprises par une mise en scène montrant des policiers sur des chars, tirant au pistolet à eau sur le reste du cortège. Douce manière que de faire oublier, petit à petit, l’origine émeutière de la Pride, et de la réécrire en pasteurisant l’histoire de Stonewall.

Reconnue d’utilité publique depuis fin février 2020, l’association syndicale devait lancer à la fin du mois de mars une application pour téléphone mobile censée rendre plus fluide les signalements d’actes homophobes, transphobes et sérophobes, de l’insulte à l’agression physique.
Sur le site du syndicat, nous pouvons donc lire à propos du fonctionnement de l’application que dépendamment de « l’issue du signalement, la victime, en fonction de son statut (société civile, fonctionnaire du Ministère de l’Intérieur, etc ...) et en fonction de l’acte signalé, sera orientée vers les différentes possibilités officielles (dépôt de plainte, pré-plainte en ligne, signalement Pharos, Plateforme des violences sexistes et sexuelles, IGPN, IGGN, Cellules d’écoute, ...). ».
Les signalements reçus permettront alors d’alimenter une carte en temps réel des agressions « afin de permettre aux pouvoirs publics d’accentuer les politiques publiques sur les zones les plus "à risque" » - du quartier d’une ville à un lieu de travail bien précis par exemple. Et ce qu’espère aussi l’actuel président du « Flag ! » Johan Cavirot, qui porte avec enthousiasme ce projet, c’est « que les données récoltées pourront conduire à une étude sociologique de grande ampleur. » autour des violences LGBTIQphobes. Difficile position, alors, à assumer pour la sociologie que celle de servir aux intérêts policiers tout en prétendant le reste du temps, comprendre le monde qui l’entoure.

Là est donc toute la magie opérée par cette application de type « crime reporting app » comme il s’en fait déjà beaucoup aux États-Unis et en Angleterre : permettre que tout un chacun puisse participer à la production de données sensibles alimentant gracieusement l’état policier. Et ce qui semble apparaître réellement dérangeant ici, c’est le fort potentiel d’instrumentalisation de la dite « non-tolérance » envers les LGBTIQ+ et des différentes minorités sexuelle, par les pouvoirs publiques, à des fins répressives, justifiant ainsi des politiques policières et racistes sur certaines zones considérés comme pas assez « LGBTIQ-friendly ». Servant ainsi au passage à exprimer et justifier un racisme ambiant principalement envers les communautés musulmanes, à l’instar du maire de Lyon, Gérard Collomb [4] ou de la stratégie politique mise en place au sein du parti de Marine Le Pen depuis quelques années qui se sert de l’homosexualité et de son intégration comme argument pour la justification du combat contre les vagues migratoires et la religion islamique. Cette dernière étant jugée trop intolérante, donc incompatible des « valeurs françaises » promues par le Rassemblement National. Le dernier exemple en date se trouvant dans l’affaire Mila. Ce processus consistant à mettre la focale sur l’homophobie dite « de cité » se formalise de la manière suivante : participer à une vaste opération en négatif, si les jeunes de cité sont homophobes, c’est que nous, en creux, ne le sommes pas. Car il est toujours plus simple de localiser un problème que de constater à son immanence dans l’entièreté de la société. Enfin, avec ce genre d’application, les gouvernants achèvent de fonder en la figure du citoyen une nécessaire poucav’, un parfait voisin vigilant. Tout bon citoyen se caractérise dans le fait d’être un flic en puissance donc. De plus l’application du FLAG, portée par le ministère de l’intérieur et parrainée par Marlène Schiappa elle-même, apparaît sur nos smartphones presque en même temps que la mise en fonction par décrets de la nouvelle application de la gendarmerie, GendNotes, permettant de recenser des informations lors des contrôles, pour remplacer les obsolètes carnets de notes de nos gendarmes. Et comble de l’ironie, cette application de fichage permet, entre autre, de prendre en notes directement les orientations sexuelles. Comme un goût de déjà-vu de la grande époque des fichages des déviants sexuels. [5]

De la capture à la désactivation - une histoire de ce que l’Etat nous fait

« L’État comme appareil de capture a une puissance d’appropriation  »
Deleuze et Guattari, Mille plateaux

Ces différentes opérations, aussi plurielles soient elles, qui viennent s’agencer collectivement – des chars du FLAG aux organisations de tours vacances-club à Tel Aviv destinés à la classe blanche gay aisée– participe de processus aux temps longs que sont, dans l’ordre : la capture, l’intégration et la normalisation. Une fois les vieux modèles répressifs de politiques d’exclusions, pénales, sociales et économiques épuisés et mis au placard de l’histoire, non sans un progressisme imbu de lui-même, sont apparus de nombreux dispositifs visant cette fois, non plus à faire disparaître, cacher ou changer les comportements, mais à façonner une identité gay rendue inoffensive face à l’hétéronormativité et au capital. Car là est bien l’enjeu de toute la question, et tout gouvernant l’a bien compris. Il est bien plus pratique de gouverner des pédés et des folles domestiqués salariés, et heureux de l’être, presque autant heureux que d’être gouvernés ; que des corps sécessionnistes, exclus de l’ordre politique total qu’implique l’hétéronormativité et le travail comme valeurs morales fondatrices. Toutefois pour y parvenir, il faut parfois tronquer un petit peu la réalité sociale, et recourir au mode du récit. Nous voilà donc amener à la stratégie du pinkwashing. Ce terme, à l’instar de la stratégie du greenwashing, consiste selon les mots de Jean Stern à « repeindre en rose une réalité qui ne l’est pas ».

En Israël, premier véritable laboratoire de pinkwashing, la politique de rendre son linge plus rose est orchestrée à travers une vague campagne de communication séduisant principalement la communauté gay dans un but touristique à travers la ville de Tel-Aviv, alors décrite comme un immense paradis gay. Le but, entre autre, est de cacher la réalité sociale et politique du pays. [6]. En France, dans une interview récente au magazine Têtu, la maire sortante de Paris déclare qu’après une visite à Tel Aviv en 2014, elle fut frappée « lorsque les élus de la ville présentaient les atouts de leur cité, ils démarraient toujours par le qualificatif « gay friendly ». Pour eux, c’était une évidence. « Être gay friendly, c’est être amoureux de toutes les libertés. Vous ne pouvez pas prétendre être une ville innovante, performante, attractive, si vous n’affichez pas votre amour de la liberté. » [7]. Les propos d’Hidalgo, fervente soutient de l’application du FLAG !, démontrent une chose : la peinture rose-bonbon du pinkwashing apparaît comme l’un des meilleurs moyens de faire accepter, sous couvert d’inclusivité, les pires saloperies. L’entretien d’une certaine image de la « liberté » est alors mise au même niveau que des attributs techniques comme l’innovation, la performance et l’attractivité. La liberté comme l’entend la mairesse n’agit que comme caractéristique ramenant de nombreux points sur le marché des métropoles ainsi que sur le plan national. Être une ville-monde inclusive, moderne et éclairée dans un pays « progressiste », ça fait bon genre et ça vient cacher le béton encore trop rougit par le sang versé.

Cette « stratégique politique d’état », mais aussi à l’œuvre dans certaines métropoles de manière souvent concurrentielle entre elles, qu’elle ait lieu en Israël ou en France, joue toujours sur les mêmes modes. Il y a la réalité vécue, celle de l’expérience de l’homophobie, des inégalités de droits, et la réalité narrée de l’ère de la post vérité : il n’y a plus d’homophobie et notre pays est un havre de paix pour les gens « comme nous », à condition bien évidemment de se conformer aux manières d’être et de vivre que l’on attend de « nous ». En bref, d’être dans l’intégration la plus totale. Ainsi, sous prétexte de « représenter » et d’intégrer, c’est tout un pan de la culture gay qui se voit ici réifier – notamment dans le clubbing, la mode ou la pop-culture – dans une réelle « conquête publicitaire » aux buts politiques bien plus larges. En l’occurrence, la seule place qu’accordent le nouveau monde et son progressisme à une identité anciennement dissidente ne semble être qu’une identité requalifiée en adéquation avec l’hexis blanche occidentale de droite traditionnelle et sécuritaire, comme en attestent les différentes montées des homo-nationalismes.

Ainsi, et c’est sûrement là sa principale force en tant que machine de capture, à la fois jamais figée et toujours à l’affût, le capitalisme sait donc absorber tout ce qui face à lui, tout ce qui ne s’oppose pas frontalement. Soit rendus inactifs, soit rendus justement positifs et rentables, les objets capturés du pouvoir perdent alors toute l’énergie politique dont ils étaient jusque-là porteurs - pirates devenus corsaires, pédés devenu racistes, femmes devenues patronnes, etc. À travers l’intégration et la capture, c’est la désintégration du potentiel révolutionnaire qui vient se réaliser. La capacité d’appropriation de motifs contestataires par les organes publicitaires participe du même processus. La capacité à transformer nos identités singulières ou luttes en valeurs esthétiques ré-appropriables vient affirmer leur obsolescence politique. Là réside le caractère éminemment récupérateur du capitalisme et des forces qui le structurent – et c’est ce qu’identifiaient alors Boltanski et Chiapello dans leur ouvrage « Le nouvel esprit du capitalisme », dans la foulée de la pensée de Clastres, Foucault, Deleuze ou encore Guattari. À travers leur livre, ils perçoivent le processus de récupération des mouvements contestataires du sillage de mai 68 dans le management des usines des années 80 et 90’s. Nous donnant comme exemple « les jeunes refusent l’autorité ? Alors diluons l’autorité et transformons l’arbre hiérarchique de l’entreprise en réseaux aux ramifications multiples ». Bien évidemment depuis, les termes ont changé, et les modalités sous lesquelles ces dynamiques l’ont aussi, mais la logique reste la même. Celle de l’extension perpétuelle du champ du capital, de notre colonisation intime à tous et toutes, et de l’intégration de toutes les identités sous le régime de la marchandise – d’où, également, l’intérêt pour les gouvernants de mettre la focale au niveau de l’identité – noirs, pédés, chômeurs ou femmes voilées. Or, l’être n’est jamais moi seul, pour Georges Bataille, c’est toujours moi et mes semblables, qu’importe leurs singularités.

« Quand allons-nous nous sentir responsables de notre devenir collectif ? » se demandaient des camarades du Front monstrueux insurrectionnel. [8]

Combien de temps allons nous comporter comme si nous étions aveugles ? Combien de temps faudra-t-il attendre alors que les travailleurs et travailleuses du sexe continuent dans se faire tuer dans les bois reculés de la ville ? Que la dite inclusion des minorités sexuelles se joue sur la couleur de peau et le statut social ? Que les membres du gouvernement profitent des viols et des féminicides à des fins politiques pour amener sur la table des théories racistes ?

Combien de temps faudra-t-il encore attendre et se contenter de petits compromis ? Car ce n’est pas ces derniers qui nous sauveront le cul. Qu’importe si la GPA ne soit pas acceptée en France pour les lesbiennes si notre président et la première dame ont posés avec Kiddy Smile ? Qu’importe d’apprendre que les palestiniens homosexuelles soit utilisés comme informateurs sous peine d’être dénoncés à la police palestinienne par les militaires israéliens si à Tel Aviv les gays peuvent sortir en after jusqu’à midi ? Qu’importe de sentir dans nos chairs le coup des matraques si à H&M on peut s’acheter un tee-shirt « GIRL POWER » à 12€99 fabriquée par des indonésiennes de 16 ans intoxiquées aux produits textiles ?

Non, les compromis ne nous sauveront vraiment pas le cul, encore moins lorsqu’on se bande les yeux pour ne pas voir ce qui est flagrant. Et que ce soit dans la bouche du président de la République lors d’un discours en plein mouvement des Gilets Jaunes, ou bien dans celle des différents représentants politiques et syndicales soutenant la réforme des retraites lorsque que certains syndicalistes de la CGT ont proféré des insultes homophobes à l’égard des non-grévistes dans la grève des transports la plus longue de la cinquième république [9], la méthode est la même. Le progressisme et ses récits ici sont des preneurs d’otages, et la normalisation, et l’inclusion qu’elle permet, en sont les outils, comme nous le démontre Alain Naze en nous exposant les effets destructeurs de cette intégration : « Ce processus a des effets appauvrissants pour les modes d’existence, ça ruine l’inventivité, c’est destructeur de modes d’existence en marge. Avec cette marche imperturbable du progrès, comme le pense bien Walter Benjamin, celui-ci va éradiquer toutes les formes antérieures d’existence, et ira jusqu’à considérer que cette suppression est positive en tant que garantie du progrès. »  [10]

La stratégie de capture est d’autant plus à questionner aujourd’hui tant la multiplicité des affirmations d’identités est présente à notre époque. Tout ce qu’on peut regrouper sous le terme actuel de « queer » peut-il éviter de tomber dans les mêmes pièges ? Un éventail d’identités amène avec lui de nouveaux consommateurs, et donc de nouveaux marchés à exploiter. C’est pour cela qu’il est important de se rapporter à l’histoire de nos différentes luttes, de ce qu’elles ont de révolutionnaires, sans venir y poser un vulgaire filtre instagram. Tant que nous serons complaisant à l’égard du pouvoir, de ses flics et des nombreux autres avatars qui composent l’idéologie capitaliste actuelle, notre destin sera funeste. Un flic reste un flic, même avec une matraque en godemichet et une casquette en cuir. Il est essentiel de rejeter avec force toute récupération, toute instrumentalisation venant jouer le jeu des politiques répressives déjà bien sanglantes, sous caution d’intégration et de normalisation.

« L’identité et les politiques de reconnaissance sont devenus plus séductrices ces dernières années, aussi bien ici que dans les pays privilégiés, dû au fait que l’université s’est imposée comme seul espace possible où la transgression puisse exister. C’est également le seul espace où l’on puisse lutter pour une vie moins subalternisée. Ce qui n’était pas queer l’est donc devenu. Tout ce que l’on nous a fait bouffer dans les programmes de maîtrise et de doctorat, c’est ce que l’on a fini par nous faire chier dans les beaux vases du progressisme. Perdant au passage la puissance monstrueuse de ce qui un jour nous avait paru menacer l’hétéronormativité. Aujourd’hui, ces forces se trouvent endormies par le gaz de la visibilité et de la célébrité, enfermant l’expérience de la dissidence sexuelle dans une fonction capitaliste d’ordre culturel. Il n’y a qu’à regarder, pour s’en convaincre les séries-télés Netflix ou les nouveaux groupes de musique pop. Le queer se réduisant à une bibliothèque esthétique dans laquelle piocher des éléments.  » [11]

Notes

[1« D’une manière générale, on entend par « homonationalisme » un dispositif qui aurait été construit par les nations occidentales, bastions du progressisme sexuel, par opposition au « Sud », en particulier moyen-oriental et africain, jugé archaïque et barbare. À l’échelon d’un pays, le discours homonationaliste se définirait par une double « exotisation » de l’homophobie, à l’extérieur et à l’intérieur des frontières nationales : l’homophobie serait une haine cantonnée aux zones « barbares » : les pays arabo-musulmans et les banlieues de certaines villes occidentales. » C’est un terme conceptualisé et développé par la théoricienne américaine Jasbir Puar.

[2« L’homonormativité est le privilège des idéaux hétéronormatifs et se construit sur la culture et l’identité LGBT. Elle repose sur l’hypothèse que les normes et les valeurs de l’hétérosexualité devraient être reproduites et appliquées dans la communauté homosexuelle. »

[3Autour de la figure de Claude Hermant, nous vous conseillons la (re)lecture de cet article : https://esquinte.info/De-CasaPound-Italia-jusqu-a-la-mouvance-identitaire-lilloise

[4Interview de Gérard Collomb dans le numéro de Têtu de printemps 2020 :
À la question « Comment expliquez-vous cette hausse de la violence à la rencontre des LGBT+ » à Lyon, l’actuel maire répond «  Les raisons sont diverses. Cela peut à la fois s’expliquer par la présence d’éléments d’extrême droite. Cette présence reste assez forte. Mais les violences émanent aussi de personnes plutot d’origines musulmanes ou extrémistes […] Ces violences émanent d’individus qui oueuvrent sous couvert d’idéologie religieuse, et dans certains cas ce sont des musulmans qui ont une vision très moraliste ou très limitée de l’islam.  »

[5Sur le fichage de GendNotes nous conseillons l’article de la revue Trou noir
http://trounoir.org/?GendNotes-ou-le-discret-retour-du-fichage-homosexuel-en-France

[6Autour de la stratégie de pink-washing expérimentée et utilisée par Israël, nous vous conseillons la lecture de ces deux articles.
https://lundi.am/Pinkwashing-a-Tel-Aviv
http://trounoir.org/?Pinkwashing-en-Israel

[7Interview d’Anne Hidalgo dans le numéro de Têtu de printemps 2020 :
« En rentrant, j’ai souvent repris cet exemple, et les gens me regardaient en se disant « Mais de quoi elle nous parle ? Quel rapport avec le développement des start-up ? » Pourtant tout est lié ! L’écosystème des start-up se développe sur la créativité, la liberté. Une ville enfermée dans des préjugés, qui ne serait pas fondée sur cette liberté et cette envie de partager des différences, ne serait pas capable d’être créative, y compris sur le plan économique. »

[8Texte du F.M.I servant d’appel à giletjauner la Pride de Bordeaux en 2019
https://lundi.am/Le-rose-et-le-jaune

[9Nous vous conseillons la lecture de ce texte de Thierry Schaffauser dans la revue Harz-Labour
https://lundi.am/Les-mouvements-LGBT-la-retraite-et-les-luttes-sociales

[11Extrait du texte « É-videntes, notes pour la fin d’un monde »
http://trounoir.org/?E-VIDENTES-NOTES-POUR-LA-FIN-D-UN-MONDE