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Nous republions ici la lettre de la communauté des exilé.es d’Erythrée à Calais suite aux harcèlements et violences policières qu’elle subit dans le contexte particulier du confinement, accompagnée d’un communiqué de l’Observatoire Lillois des Pratiques Policières.

Pour rappel, l’OLPP est un collectif d’observateurs et d’observatrices constitué des membres de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), d’avocat.es du Syndicat des avocats de France (SAF), de syndicalistes de Sud Département, Sud Éduc’, Sud santé sociaux et de la FSU ainsi que d’universitaires et de citoyen.nes engagé.es au sein de la ville de Lille. Il a vu le jour en mai 2019 en réaction à la répression policière particulièrement violente qu’à connu la mobilisation des gilets jaunes. Cet observatoire a pour vocation de couvrir toutes les manifestations organisées dans la ville de Lille. Son objectif est de réaliser un travail d’observation méticuleux cherchant à recenser avec précision et sur le temps long les différentes pratiques de maintien de l’ordre dans le cadre des manifestations. Le recensement de ces données s’appuie sur une grille d’observation spécifique permettant de rendre comte de l’étendu du dispositif policier et de l’ensemble des pratiques policières. Elle s’appuie sur la prise de photos et de vidéos ainsi que sur le recueil de témoignages.

En plus de ce travail d’observations, il avait notamment organisé un débat sur les violences policières, réunissant plusieurs centaines de personnes, le 6 février 2020 à la bourse du travail à Lille avec David Dufresne, journaliste spécialisé dans le maintien de l’ordre, Fabien Jobard, sociologue spécialisé dans les forces de l’ordre et Ian B, membre du collectif Désarmons-les et de l’assemblée des blessés.

Plus d’informations sur leur page facebook.

Communiqué de l’OLPP

Des personnes exilées des campements de Calais dénoncent à travers une lettre destinée au préfet les traitements inhumains, le harcèlement et les violences policières subies durant ce mois de mars. L’IGPN, le Défenseur des Droits et le procureur ont été saisis.

Dans ce contexte de confinement, nous constatons amèrement et sans surprise que les violences policières subsistent et s’intensifient auprès de celles et ceux qui connaissent les plus difficiles conditions d’existence. C’est notamment le cas des habitant.es des quartiers populaires, des personnes sans domicile fixe, des gens du voyage, des Roms, des personnes exilées des campements de Calais et d’ailleurs, ou plus près de chez nous, des habitant.es de la ZAP de la friche Saint Sauveur.

Lettre ouverte de la communauté érythréenne de la Jungle de Calais

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